mercredi 1 octobre 2014

AD AUGUSTA PER ANGUSTA (2ème Partie)


Dans la première partie, je m'étais intéressé aux lieux hugoliens mais dans cette article, je vais m'attarder plus spécifiquement sur la pièce de théâtre d'où est extraite l'expression latine : Hernani, ou l'honneur castillan.

Je vais cibler les personnages que sont les membres de la conjuration, ceux qui justement se reconnaissent en citant le mot de passe des conjurés :
- Ad Augusta ...
- ... Per angusta


L'idée, c'est d'associer des personnages même les plus mineurs de la pièce à des lieux.
Voici la liste des personnage de la pièce Hernani :




Voici quelques extraits de la pièce où les personnages évocateurs de nom de lieux sont cités :


DON CARLOS.
Où Rodolphe extermina Lothaire.
Bien. Une fois encor, comte, redites-moi
Les noms des conjurés, où, comment et pourquoi.



DON RICARDO.
Gotha.

DON CARLOS.
Je sais pourquoi le brave duc conspire.
Il veut un allemand d’Allemagne à l’empire.

Gotha est une ville allemande (hors carte 989)
L'expression Gotha mondain vient de cette ville où fut édité l'almanach de Gotha recensant  la haute noblesse européenne.

DON RICARDO.
Hohenbourg.

DON CARLOS.
Hohenbourg aimerait mieux, je croi,
L’enfer avec François que le ciel avec moi.  

 Le baron de Hohenbourg nous renvoie à deux lieux possibles :

- Les ruines du château du Hohenbourg dans la commune française de Wingen (dans le Bas-Rhin)





- L'Abbaye de Hohenbourg au Mont Saint Odile à Ottrott (Bas-Rhin)




[...]

DON RICARDO.
Le duc de Lutzelbourg. Quant aux plans qu’on lui prête…

DON CARLOS.
Le duc de Lutzelbourg est trop grand de la tête.

Deux lieux sont susceptibles de convenir :

- Le château de Lutzelbourg à Lutzelbourg (en Moselle)





- Le château de Lutzelbourg à Ottrott (oui, le même Ottrott que l'abbaye)




Lutzelbourg et Hohenbourg définissent donc 2 villes disjointes et un point double les fédère : Ottrott


N'oublions pas non plus un conjuré important puisqu'il donne son nom à la pièce, Hernani lui-même qui porte le nom de la ville espagnole en bord de mer cantabrique.
Mais ne négligeons pas son véritable nom : Jean d'Aragon.
Or Aragon (Argon en occitan) est également une commune française, située dans le département de l'Aude


Notons aussi que les conjurés se réunissent autour du tombeau de Charlemagne, c'est-à-dire dans la ville d'Aix-la-Chapelle (actuellement Aachen)
 

On constate qu'associer le titre de la 470 à la seule ville d'Hernani en Espagne est donc très réducteur.


14 commentaires:

  1. Je poste une réponse d'un contributeur qui ne parvient pas à publier :

    Ne sachant pas si il y aura une 3ème partie pour cette énigme, j'interviens maintenant.

    La recherche de lieux en relation avec les personnages est intéressante.
    J'avais bien sûr noté Lutzelbourg qui est proche de Dabo et qui est aussi un des anciens noms du Luxembourg mais le lien avec Hohenbourg et Ottrott m'avait échappé.
    Intéressant aussi le véritable nom d'Hernani et le rapport avec argon.

    Pour ma part Hernani et Victor Hugo m'ont fait penser aux vers en alexandrins et la ligne de partage des eaux du visuel à la ligne alexandrine ou ligne de marcation tracée par Alexandre VI Borgia (père de César et Lucrèce) en 1493 (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Inter_caetera et Quid 1998 mais pas Quid 1975). Cette ligne (un méridien) était tracée à 100 lieues (418km) à l'Ouest des Açores et des îles du Cap Vert : toutes les terres situées à l'Est revenaient au Portugal et celles situées à l'Ouest revenaient à l'Espagne. Le méridien correspondant est situé (au moins dans l'hémisphère Nord) à 36°08' de longitude Ouest. La ligne a été déplacée à 370 lieues à l'Ouest des Açores au traité de Tordesillas en 1494.

    Dans l'énigme précédente je trouve Dabo et plus précisément le pape Saint Léon qui sert de clé de passage (les clés sur les armes de Saint Léon).
    Le coup de pouce de l'énigme 420 (cent non codé) est selon moi un coup de pouce pour la 560 et non pour la 420.

    Le fait que le trait du visuel de la 560 soit incliné a de l'importance (madit). Sur la carte Michelin le tracé du méridien passant à Cherbourg serait incliné de façon comparable. Le visuel suggère bien selon moi le tracé de cette ligne alexandrine.

    Du coup je pense que les 100 lieues doivent être utilisées pour repérer un méridien ? un lieu ? à l'Est de Cherbourg - ce qui pourrait donner un sens à la trahison de l'aiguille : 100 lieues à l'Est au lieu de 100 lieues à l'Ouest.

    Je précise que j'ai trouvé la ligne Alexandrine au début de la chasse en consultant le Quid.

    Karl

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    1. S’agissant des personnages, la pièce de Hugo pourrait (hypothèse au conditionnel) nous permettre de « caler » les 7 planètes sur les 7 notes de musique de la 580. En effet, le rôle de Doña Sol a été créé par Mademoiselle Mars.

      Mais se pose alors la question de savoir pourquoi Cherbourg apparaît parmi les 10 villes de la 580 (je crois avoir montré que la présence de Bourges permet de caler les 10 villes sur l’ordre de la B, et de trouver ainsi PROSERPINE de façon tout à fait logique).

      Quant au titre, il peut évoquer d’autres pistes moins « réductrices » que la seule pièce d’Hugo : Vigny (cor), Lydia et Augusta, par exemple. Et, plus encore, Sainte Hélène (proclamée Augusta par son fils l’empereur Constantin, si j’en crois le Robert 2) ! Sainte-Hélène apparaît comme une suite parfaitement cohérente après les Cent-Jours.

      Si, par exemple, on se dirige vers Sainte-Hélène (33) depuis Cherbourg, on passe par le lieu-dit « les 4 Chemins » (indiqué sur la 989 de 93, ce lieu-dit sonne comme une allusion aux 4 chemins de Compostelle), et il est donc logique qu’avec la nef, on se retrouve à Vézelay, « bon chemin » de la 470. On passe aussi par Lessay (y « laisser » ses plumes/« ne demande pas ton reste »). On s’aperçoit ensuite que le point sur ce « parcours » d’où, par l’Ouverture (pas Bourges, bien sûr), on va voir Vézelay (colline éternelle/nef pour l’ETERNITE) et Dabo, est aligné avec Hernani et La Flèche. Et quoi de plus normal que lorsque la 560 nous dit « tire un trait », il y ait un rapport avec le trait et la flèche de l’énigme précédente ?

      Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de lire Hernani, à la recherche d’une solution aussi cachée qu’une aiguille dans une botte de foin. C’est dans l’énigme elle-même que se trouvent les indices.

      La 560 étant l’avant-avant-dernière énigme, il faut s’attendre à ce qu’à ce stade, on commence à percevoir une nette convergence des solutions !

      La question VRAIMENT intéressante, à ce stade, est de savoir ce que la 560 nous apporte sur le plan de la SS.

      DL

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  2. Pour en revenir à Victor Hugo, on ne peut pas ne pas voir que Cherbourg est aligné avec Waterloo et St-Peter Port, à Guernesey, là où le poète avait sa demeure. Le Michelin signale dans l’église St-Pierre un vitrail qui « représente saint Pierre marchant sur l’eau » (« Apprête-toi à marcher sur les eaux »). Le Michelin signale aussi l’église St-Jacques, construite par les Anglais pour célébrer la victoire de Waterloo.

    Dans « Apprête-toi », il y a phonétiquement « hâte-toi » (+ « près », contraire de « loin » ?). On voit bien en tout cas le fil qui court sur trois énigmes, sous le signe de la hâte :

    « HÂTe-toi (420) ... ne t’ATTarde pas (560) ... elles t’ATTendent (650) ».

    Pour un peu, on se croirait dans Ruy Blas :

    « de ce pas
    Va faire nos apprêts et hâte-toi ! »

    DL

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    1. Si, on peut ne pas le voir, DL.
      Moi, je ne l'avais pas vu :-)
      Aussi mettre en évidence l'alignement de lieux hugoliens St Peter/Cherbourg/Waterloo est-il intéressant à signaler.
      Amicalement,
      Marvinclay

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    2. Je m’excuse d’intervenir encore sur ce blog qui n’est pas le mien, mais puisque tu as attiré mon attention sur Victor Hugo (merci à toi de me donner envie de replonger dans les énigmes), je voudrais dire encore quelques petites choses.

      Tout d’abord, l’expression « marcher sur les eaux » n’est pas une expression imagée courante, comme par exemple « marcher sur la tête ». Pour qui a un minimum de culture (c’était le cas de M.V.), c’est une allusion directe à un épisode de l’Evangile (qui relève plus de l’imagerie populaire que de la religion, laquelle est plutôt affaire de foi, de dogmes, de sacrements). Je trouve donc éminemment intéressant que le Michelin signale à St-Peter Port (Saint-Pierre Port) un vitrail représentant cet épisode, qui fait partie du fonds culturel de notre monde occidental christianisé.

      Lisez cet épisode : http://www.lirelabible.net/parcours/voir_ref.php?cle=93 . On voit que la barque des apôtres, elle, n’est encalminée qu’à partir du verset 32... Et la phrase « Pourquoi as-tu douté ? » a peut-être un rapport avec la 520... L’idée que la nef encalminée est une allusion à Beaufort, son échelle, ses fonctions dans la marine et son chiffre continue de me trotter dans la tête.

      Si l’on considère que le trait du visuel correspond (par rapport à la verticale de la 989, le sud étant en bas des visuels) à la ligne Cherbourg – Concarneau (Hémérica, fausse nef ?), le point où le crayon s’arrête est aligné avec St-Peter Port (Hugo) et Hernani, ce qui me paraît le valider. Ce point représente une interruption d’un parcours passant deux fois « sur les eaux ». Je ne dis pas que c’est LA solution (même si de ce point par Bourges 2, on voit la nef encalminée Almée à Aix-les-Bains, en passant par le mont St-Michel) - (je rappelle que je décrypte ALMEE en mettant en coïncidence les deux « se cache », soit AUX LIMITES DE L’ETERNITE et SUR UN NAVIRE NOIR PERCHE, et en relevant les lettres de la première expression qui se trouvent en face des initiales des mots de la seconde), - mais je crois que c’est UN élément de la vraie solution.

      Si on veut essayer de comprendre ce que MV cherche à nous dire à travers les détails du visuel, alors on peut ajouter peut-être aussi la ligne St-Peter Port – Sées (crayons Conté) – Yvoire (Festina lente). Parmi les autres lieux pouvant être associés au crayon, il y a Lyon (tour du Crédit lyonnais), Angoulême (sculpture représentant une main tenant un crayon) ou Bergerac (CRAYON étant l’anagramme de CYRANO). Bergerac et Angoulême sont d’ailleurs alignés avec Cherbourg, et on resterait dans le domaine du théâtre, évoqué par le titre de la 560.

      On sent bien que le trait qui s’abat, après que l’Aigle a imprimé une marque dans le sable, et le trait tracé dans le sable du visuel de la 560 ont partie liée... Tirer un trait peut se faire aussi bien avec un ARC qu’avec un CRAyon. La partie appointée du crayon peut évoquer une pointe de flèche, et la limite entre le bois nu et la partie vernie dessine plusieurs petits arcs.

      DL

      A propos de Ruy Blas (« de ce pas... ») j’ai trouvé, bien sûr, la citation en tapant « Victor Hugo hâte-toi » dans Google, et ce n’était pas possible en 1993. On peut quand même noter que le nom BLAS se lit à l’envers dans « tu auraS ALBion dans le dos », mais ce n’est pas franchement probant, même si les 4 lettres de BLAS (moins que BASTIA !) se retrouvent dans le mot SABLE, nommé dans la 420 et largement évoqué dans le visuel de la 560... Toujours est-il que le mot PAS figure 4 fois dans l’énigme : « ne t’attarde PAS ... ne demande PAS ... n’interromps PAS ... tu ne regretteras PAS ».

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    3. Ne t'excuse pas. Tout cela est très intéressant.
      Je suis de ceux qui pensent qu'il existe de nombreuses références à des personnalités illustres ou à leurs œuvres dans la chouette mais de manière beaucoup plus subtile que dans les autres chasses de MV.
      Je me suis intéressé à Edmond Rostand mais beaucoup moins à Ruy Blas, je le reconnais.

      Amicalement,
      Marvinclay

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    4. Quelques idées en vrac :

      Encore un petit alignement, plus ludique que religieux : St-Peter-Port (Hugo/St Pierre marchant sur les eaux) – Besançon (Hugo) – Morteau (Jésus).

      Ville natale de Victor Hugo, Besançon est passée « par deux fois » sous domination de la couronne espagnole entre 1656 et 1674, la deuxième fois en vertu du traité d’... Aix-la-Chapelle (1668). Alignement Aachen – ARS/NEF - Besançon... Le Michelin (dont les avis tiennent la route) nous apprend aussi qu’au n° 88 de la Grande-Rue, « le sculpteur, Claude Lullier, a représenté en Neptune le duc d’Albe, lieutenant de Philippe II d’Espagne ». On comprend ce qui a pu nourrir l’imaginaire du jeune Victor Hugo. En A=0, 88 est la valeur de ETERNITE, Cherbourg, Uranus, Neptune...

      Les nombreuses négations que contient la 560 sont peut-être à rapprocher du « Non », par lequel s’achève le poème de Hugo « L’expiation » (Waterloo, morne plaine). Dans ce cas-là, le Donon pourrait servir à lever un do/ut/e consistant à hésiter entre « do » (Albion dans le dos) et « ut ». Question subsidiaire : pourquoi ne pas avoir codé les C par des UT dans la 580 (cohérence avec le titre de la 500) ? Le total des chiffres de la 580 aurait augmenté de 88...

      Remarquer toutefois que c’est à Jersey, et non à Guernesey que Hugo a écrit « Les châtiments », dont fait partie « L’expiation ». Voir les rapports entre Hugo à Jersey et la photographie (et Auguste Vacquerie, le librettiste de Proserpine) : http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/photographie/commentaire_id/victor-hugo-dans-le-rocher-des-proscrits-9771.html?cHash=8aa211abca. Voir aussi : http://maisonsvictorhugo.paris.fr/fr/musee-collections/collections/hugo-et-la-photographie.

      Mais noter par ailleurs que (si j’en crois Michelin) Guernesey est passée à la couronne anglaise en 1066, année de la bataille de Hastings et de la comète de Halley (lumière céleste ?) représentée sur la tapisserie de Bayeux. Le nom « Carusburc » date de l’époque normande. Cette lumière est donc associée à du latin (« Isti mirant stella »). Le titre de la 560 a aussi comme caractéristique d’être en latin, comme celui de la 500... Il y a en tout cas cohérence entre Hugo et les îles anglo-normandes d’une part et la lumière céleste de Bayeux d’autre part.

      Le vrai problème pour moi est de comprendre « Sans dévier d’un pouce ». Le rapport avec le visuel de la 600 est évident, surtout quand on sait que la nef est censée être « née clef en main dans la 600 ». « Dévier » peut être compris comme un synonyme de « fauter », s’écarter du bon chemin ... Je crois qu’il faut absolument reporter sur la carte les deux « inclinaisons » (MV se refuse à parler d’angles) : celle de la clef de la 600 et celle du trait de la 560, et comprendre comment elles se complètent.

      S’agissant de « ALMEE », son décryptage est très facile, surtout que le « Mon sixième » de la 530 suggère de s’intéresser aux initiales (ou finales) des mots (et qu’une IS lie la nef à l’ETERNITE). Il devait être par contre très difficile de trouver le bateau à partir de ce seul nom en 1993. Mais si un tracé menait à Aix-les-Bains (Aix étant dérivé de aquae = les eaux), un coup de téléphone au syndicat d’initiative de l’époque aurait suffi. Vraie solution ? Fausse piste ? Reliquat ? Je réserve mon jugement. Accessoirement, se pose la question de « précède » et « suit », verbes utilisées pour les 5 premiers items de la 530, après quoi on a un « se cache » qui suit, mais qui précède dans la 600. Même renversement avec les deux « quand » de la 470, et peut-être aussi avec « par l’Ouverture tu verras » (470) et « voir par l’Ouverture » (560).

      Autre curiosité : si on relève les chiffres figurant en toutes lettres dans la 560 (par DEUX fois, SEPTentrion, UN pouce, UN trait), on obtient 4 des 8 chiffres qui figurent dans le visuel de l’énigme suivante.

      DL

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  3. PS.

    A propos de deux-sept-un-un, le nombre de lettres pourrait donner UT en morse : 442-2 (comme avec Proserpine, la 650 disant "il te FA/UT les trouver"..

    DL

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  4. A propos de U et N et des 2 « quand » de la 470 (Mon cinquième et Mon dixième), il faut remarquer qu’ils délimitent dans la solution de la charade le bloc de lettres « NcevaU » qui, lu à l’envers, donne « U avec N ». Il semble donc probable que MV ait voulu ce rapprochement entre les deux items pour nous faire repérer cette lecture inverse.

    Le fait que « quand il est couché » précède « mon cinquième » alors que « quand il a une liaison » suit « Mon dixième » est à rapprocher des mots « se cache », qui suivent « aux limites de l’ETERNITE » dans la 530, mais précèdent « sur un navire noir perché » dans la 600. On sait que la 530 utilise les verbes « précède » et « suit », ce qui semble isoler le bloc BOURG (voir Bourg-Madame et ses rapports avec 1815 et les ténèbres).

    On obtient ainsi 4 membres de phrase qui, tous, ont 28 lettres :
    - aux limites de l’ETERNITE / se cache
    - se cache / sur un navire noir perché
    - quand il est couché / mon cinquième
    - mon dixième / quand il a une liaison.

    Il ne semble donc pas que ce soit un hasard si la 560 commence par « quand », étant donné les relations établies par plusieurs IS entre la nef, l’ETERNITE et la 600. Reste à comprendre le pourquoi du comment.

    Les rapports entre « (toujours) nu », "ETERNITE", « quand » et « se cache » sont intéressants, car « quand tout est révélé », cela veut dire « quand plus rien ne se cache », ce qui est le propre de la nudité ou du naturisme (Dame Nature). Il se pourrait donc bien que ce soit un fil conducteur de la SS...

    DL

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    1. Bien vu le U avec N au coeur de Roncevaux ...
      Amicalement,
      Marvinclay

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  5. Désolé de poursuivre encore un peu, mais je voudrais aller au bout de mon hypothèse. Elle concerne la 600, mais on sait par une IS que la 600 et la 560 sont liées. (Et, bien sûr, je n’exclus pas la possibilité d’être en présence d’un artefact ou de faux indices voulus par l’auteur pour brouiller les pistes.)

    - Dans la 470, nous avons deux items qui utilisent la même tournure (« quand... ») et donnent N et U. Ils semblent même délimiter le bloc « NcevaU » qui peut se lire à l’envers « U avec N ».

    - Le mot « quand » réapparaît dans le titre de la 600 : « Quand Al-Mar s’allie à... ». Les mots « s’allie à » rappellent fortement le mot « avec ». Dans les deux cas, il y a l’idée d’une association, d’une « liaison ».

    - On sait que le texte de la fibule contient la syllabe NU (« NUmasioi »). Toujours NU quand on a une liaison !... Peut-être est-ce aussi le cas de ce que désigne « Al-Mar » ?

    - Dans mon hypothèse personnelle, Al-Mar désigne le carré SATOR (trouvé à Rochemaure et sur le NNP du Puy, aligné avec Rochemaure et Maure en Bretagne).

    - Je note que l’unique lettre N est en position centrale dans le carré. C’est la 13e lettre du texte (en A=0, N=13). Dans le texte de la fibule, l’unique lettre U est en 20e position (U=20). Il y a donc là une possibilité de faire coïncider les deux textes (de façon que N et U soient en face l’un de l’autre, même si l’un a 25 lettres et l’autre 26). Il ne resterait plus alors qu’à appliquer la clef (clé SF) trouvée sur le NNP, et les ténèbres resplendiraient...

    Je crois qu’il y a là une pièce manquante pour la plupart, et sans doute même la totalité, des chercheurs, quelle que soit leur interprétation d’Al-Mar et quelle que soit la clef qu’ils pensent avoir trouvée (NIEPCE ou autre). Cette clef doit servir à un décodage cryptographique et donner quelque chose deconcret et d’essentiel.

    On peut noter par ailleurs que deux autres items de la 470 utilisent aussi une tournure semblable (« par la gaîté » et « par l’étonnement »), mais sans inversion. Ils donnent tous les deux la lettre A, mais on sent qu’il manque un H (HA HA HA par la gaîté, et AAAH par l’étonnement).

    En rapprochant cela de N et U, on obtient AHUN, nom d’une localité qui se trouve sur le (bon ?) chemin (rectiligne) Vézelay – à Roncevaux et qui, phonétiquement, évoque le codage primaire de la 580. Ce nom a pour particularité que l’écrire à contresens revient à le transcrire en Rot13 (clé SF), puisque AH = NU.

    DL

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  6. Pour donner la touche finale à mes petites considérations sur N et U dans la 560 (ad aUgusta per aNgusta) :

    Dans le texte de la 560 (hors titre), je compte (sauf erreur de ma part) 27 U et 26 N, ce qui en A0 me donne un total de 878 (27x20 + 26x13).
    Il est facile de décomposer ce chiffre en 778 + 100. On sait que dans la 470 (bataille de Roncevaux en 778), le chiffre 100 est écrit en toutes lettres, de même que dans la 420 (bataille de Waterloo en 1815).

    Il est donc tentant de tracer le trait Col de Roncevaux – Waterloo sur la carte. On constate alors qu’il passe par Valençay (« vaut cent »). Et on a une explication du fait que le chiffre cent apparaît justement en toutes lettres dans la 470 (778 – énigme de 100 mots) et dans la 420 (1815 – phrase de 100 lettres).

    Dans la 470, nous avons deux items qui donnent N et U et dont la définition contient le mot « quand » (qui pourrait plausiblement suggérer de s’intéresser aux dates). Ces deux items valent au total 837 en A0 (à comparer avec la différence 1815-778). J’y compte 8 U et 9 N, soit un total de 277. Il reste 837 – 277 = 560.

    Qu’en conclure pour la 560 ? Au minimum (selon moi), qu’elle reprend les deux dates et 778 et 1815 (elle commence par « Quand ») et les deux lieux correspondants. Je pense pour ma part que cela valide les lignes Waterloo – Cherbourg – St-Peter Port (Hugo) et St-Peter Port – point d’arrêt du crayon – Hernani, mais aussi Hernani – Civray – Waterloo (sur le thème de l’Expiation et du regret de ce qu’on a fait, puis que Civray est lié à la confession de Charlemagne – ou Charles Martel selon les versions).
    Accessoirement, il n’est pas impossible que Montalivet (premier centre naturiste français) joue un rôle dans cette énigme. Montalivet est aligné avec Le Trait et La Flèche...

    Au moment d’aborder la 650, dont le titre commence aussi par « quand » (« Quand tout est révélé »), il sera peut-être bon de se rappeler que le « tout » alphanumérique de la 530 est égal à 1815 + 778, et celui de la 470 à 1815 + 778 + 778. Je pense que c’est une clé majeure pour la collecte des reliquats.

    La plupart des chercheurs inventent des solutions au gré de leur imagination personnelle, en n’utilisant que le signifié des énigmes comme canevas, mais pratiquement jamais leur signifiant (et ils aboutissent ainsi à toutes sortes de zones dans lesquelles ils ne trouvent évidemment rien). Pour ma part, je continue de penser qu’il est plus fructueux d’essayer de comprendre d’abord la logique INTERNE des énigmes, et de s’intéresser à leur signifiant, c’est-à-dire non pas seulement à ce qu’elles disent, mais au texte et aux chiffres au moyen desquels elles le disent. C’est le principe du film « Charade » : le trésor n’est pas DANS l’enveloppe mais SUR l’enveloppe (le timbre rare).

    DL

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    1. Un petit ajout concernant la « liaison » :

      0n sait que dans la 470, la seule liaison retenue, c’est avec la lettre N (« toujours nu »). En même temps, « nu quand on a une liaison », cela renvoie à une liaison amoureuse. Si on cherche ce que cela évoque dans le fonds culturel commun, on tombe fatalement sur « Les liaisons dangereuses ».

      C’est une piste intéressante, je trouve, parce que la première occurrence de la lettre N, c’est sur la boussole de la 780 (on sait que la lettre N est absente du texte). J’ai toujours pensé que l’axe vertical de l’aiguille correspond à la ligne Amiens-Albi. On peut lire les lettres d’AMIENS sur le pourtour de la boussole, et à Albi, on a La Pérouse et sa Boussole.

      Amiens correspondrait donc à la lettre N. Or, c’est justement à Amiens qu’est né Choderlos de Laclos, l’auteur des « Liaisons dangereuses ». Il a été élève à l’Ecole militaire de La Fère, ancêtre de L’École polytechnique (l’X, l’inconnue qui aurait pu rimer avec nu dans la 470). Napoléon y nommera un certain baron d’Aboville, qu’on retrouve un peu plus tard à La Flèche...

      Chaderlos de Laclos écrit Les liaisons dangereuses à l’île d’Aix, d’où Napoléon partira à Sainte-Hélène, mais aussi à Besançon... Son ouvrage fait scandale et il est envoyé à La Rochelle, où Napoléon se rendra après Waterloo pour tenter de s’embarquer sur la Saale, amarrée à proximité de La Méduse, avant que cette dernière ne s’échoue sur les côtes du pays des Maures... Que de coïncidences !

      DL

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    2. Petite erreur, désolé : j’ai confondu La Rochelle, ou Laclos a été envoyé, et Rochefort, où Napoléon a tenté de s’enfuir à bord de la Saale. En revanche, pas d’erreur pour l’île d’Aix.

      Pour me faire pardonner, noter que pour Rimbaud, U = vert.
      On pourrait même le lire dans le titre de la 530 :

      o U VERT ure

      Le plus curieux est que les 4 lettres restantes (o, u r et e) sont les 4 qui sont définies dans les deux charades.

      DL

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